En attendant le printemps
Dimanche 16 mars 2008Il y a dans Paris Journal, de Raymond Depardon, une photo noir et blanc, toute simple, d’un rayon de soleil qui éclaire un mur d’appartement. Depardon nous dit dans la légende que le retour du printemps annonce aussi la possibilité de nouveaux projets. Pour moi qui vis dans un pays ou les hivers sont interminables, cette phrase a une signification particulière.
Hiver
Le photographe et le paysan ont en commun une dépendance au temps. Bien sûr, les lumières d’hivers sont souvent très belles. Mais le froid complique tout. Il réduit la durée des sorties photographiques et les longues promenades à l’extérieur. Réduisant même considérablement la production d’images quand comme moi on photographie autant avec ses jambes qu’avec ses yeux. Photographier est un besoin physique et mental qui, lorsqu’il n’est pas entièrement assouvi, rend la vie douloureuse. Alors, j’attends avec impatience le retour de ça :


